Désindustrialisation : une erreur de diagnostic

Dans un contexte qui est celui d’une défaillance industrielle mettant en péril l’économie française, il est grand temps de poser un diagnostic sortant des lieux communs sur les raisons de cette fragilité. Disons tout de suite que, parmi ces lieux communs, celui sur la...

Trop de lois, vraiment ?

Si trop de lois sont sans doute votées dans certains domaines pour lesquels légiférer n'est pas actuellement synonyme de progrès social, à l'inverse une insuffisance de lois concerne des questions essentielles à la vie en société...Lire l'article de Gabriel Colletis...

Vivement que l’entreprise naisse ! / par Daniel Bachet

Si la logique comptable est orientée exclusivement vers le profit ou la rentabilité, l’entreprise comme structure productive n’existe pas. Et le travail n’est conçu que comme une charge à réduire…Il faut enfin créer les conditions de la naissance de l’entreprise.

A la recherche des fondements de la valeur économique

et de la richessepar Jacques Perrin

Un litre de gazole et un litre de Coca Cola ont actuellement quasiment le même prix. Peut-on dire qu’ils ont la même valeur économique ? La réponse est oui pour la grande majorité des économistes. Et pourtant, les conséquences économiques et humaines d’une pénurie de pétrole ne sont pas les mêmes que celles d’une pénurie de Coca-Cola. La croyance à la valeur donnée par le marché – qui repose sur une certaine conception de ce qu’est la place de l’homme dans la société et dans ses relations avec la planète Terre, l’homo économicus, – rend de plus en plus difficile l’élaboration des réponses que nous devons apporter, d’une manière urgente, à la croissance des défis écologiques et à la montée des inégalités.

Dans les high tech, la taille compte mais n’explique pas tout /

par Bernard Guilhon

L’accent est souvent mis sur la taille relativement restreinte des industries high-tech européennes, notamment françaises, par rapport à leurs homologues américaines. Cette taille insuffisante expliquerait leur difficulté à franchir le seuil de croissance et à contribuer à l’effort de production global. Sans contester ce constat, Bernard Guilhon, met cependant deux « bémols » : la persistance de profits élevés, d’une part, qui peut être le résultat de pouvoirs de marchés quasi-monopolistiques ; la dispersion accrue des performances des entreprises, d’autre part, qui accroît les inégalités entre travailleurs qualifiés et non qualifiés.

La mission de l’entreprise : satisfaire ses parties

constituantes et le bien commun / par Gabriel Colletis

Le premier enjeu de la réforme de l’entreprise est de savoir si cette grande absente du droit positif français cessera d’être confondue avec la société qui ne représente jusqu’’à ce jour que les seuls actionnaires. Le second enjeu, inséparable du premier, concerne les missions de l’’entreprise qui ne peuvent se résumer à la réalisation du profit maximum pour les actionnaires de la société.

Sécu : Pour créer des emplois et réaliser des économies /

par Jean-Luc Malétras

A condition de se doter des moyens de reconquérir son industrie des matériels médicaux -pour laquelle des compétences existent encore sur le territoire-, la France peut à la fois créer des emplois qualifiés dans une industrie d’avenir et réduire le coût des organismes de soin.

Donner un statut à l’entreprise pour reconnaître le travail /

par François Morin

Le texte de François Morin tombe à point nommé afin d’alimenter le débat lancé par le gouvernement portant sur la réforme de l’objet social de l’entreprise.

Début décembre 2017, le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot avait indiqué que, selon lui, « l’objet social de l’entreprise ne peut plus être le simple profit, sans considération aucune pour les femmes et les hommes qui y travaillent, sans regard sur les dégâts environnementaux ». Et de suggérer une modification du code civil en ce sens (Le gouvernement lance le chantier du statut de l’entreprise, Le Monde, 8 janvier 2018).

Après avoir rappelé que l’entreprise n’existe simplement pas dans le droit français, François Morin propose de manière détaillée et opérationnelle de créer une nouvelle catégorie du droit, distincte de la société.

Davantage qu’un renforcement de l’intéressement ou de l’actionnariat salarié, une telle création institutionnelle constituerait une véritable révolution faisant des entreprises non plus un simple lieu de valorisation du capital au seul bénéfice des actionnaires de la société mais une organisation dont la mission serait de produire des biens et des services utiles tout en donnant satisfaction à ceux qui ont investi leurs compétences et leur épargne pour ce faire.

On peut espérer que le gouvernement actuel saura entendre la voix d’un de ses ministres les plus importants et saura également éviter le piège d’un dispositif qui serait facultatif ou non contraignant.

Concilier éthique et performance / par Gérard Séchaud

Commentaire de Daniel Bachet :

Est-il possible, dans le cadre du système économique actuel et plus précisément de l’entreprise moderne, de réconcilier la morale et l’économie, la rentabilité avec la solidarité et l’éthique avec la compétitivité ? 

Cette volonté de réconciliation est tout à fait louable et l’article de Gérard Séchaud a pour objectif d’en montrer la nécessité impérative. 

Mais s’agit-il simplement de « réconcilier » les mondes économiques (de l’efficacité dans l’entreprise) et les mondes sociaux et  moraux (des valeurs) ou bien plutôt de refonder les approches dominantes de l’économie et des modèles qui l’accompagnent (productivité, compétitivité, rentabilité) ?

Le grand sociologue Max Weber avait montré que le capitalisme du XIXème et du début du XXème siècle représentait la forme rationnelle la plus accomplie pour la production de biens matériels. L’introduction de méthodes comptables et de techniques de gestion s’incarnant dans le « compte en capital » signifiait, selon lui, que les critères de choix étaient dorénavant fixés en fonction de méthodes de calcul abstraites. Ces méthodes s’émancipaient du jugement moral et contribuaient à « désenchanter » le monde. 

Ainsi, cette représentation classique de l’économie postule qu’il existe d’un côté une rationalité instrumentale orientée exclusivement vers l’adéquation des moyens et des fins (ou rationalité en finalité) et de l’autre, une rationalité éthique, indifférente aux conséquences de l’action, désintéressée, entièrement orientée vers des valeurs à prétention universelle comme l’équité, la solidarité, la justice ou le devoir (ou rationalité en valeur).

Cependant, si l’on reprenait en l’état de l’analyse de M Weber, il serait difficile de réarticuler et surtout de réconcilier le monde de l’économie et de l’entreprise avec le monde des valeurs et des  « sentiments » dès lors que c’est leur dissociation même qui est à l’origine du capitalisme.

En adoptant aujourd’hui une telle perspective, très discutable mais néanmoins largement partagée, on constate que la question de « l’efficacité » du capitalisme néo-libéral n’est pas interrogée, comme si celle-ci était déjà validée par des faits et des résultats parfaitement convaincants. Evacuant toute recherche de nouvelles règles du jeu plus éthiques, plus justes et plus équitables, c’est « l’amoralité » d’une action guidée par le calcul et par les nombres qui se présente alors comme le corollaire de la seule efficacité possible et comme garant de la force et de la légitimité du capitalisme.

Pourtant, l’objectif de toute pensée progressiste n’est-elle pas de réintroduire une rationalité axiologique au sein de la rationalité instrumentale sans que les deux ne soient incompatibles, avec comme réserve toutefois la volonté de clarifier la notion d’efficacité ou de performance ? En effet, la notion d’efficacité est plurielle et ne s’identifie pas à la seule rentabilité des capitaux propres. L’optimum recherché par l’entreprise ne devrait-il pas être à la fois social, économique et écologique et non plus seulement financier comme le mettent en avant les détenteurs de capitaux ?

La recherche d’un « optimum financier » n’intéresse en effet que les actionnaires et les propriétaires et ne vise pas l’intérêt général. De plus, il peut être nuisible à l’environnement et le dégrader. En revanche, la recherche d’un optimum social, économique et écologique est plus conforme à l’attente de l’ensemble des populations et des écosystèmes sur la planète. 

La rentabilité financière, la productivité apparente du travail, la productivité globale ou la soutenabilité écologique sont autant de critères concurrents, entre lesquels des arbitrages peuvent être effectués. Tout en étant conditionné par des structures et des institutions, le triomphe exclusif de l’un des critères sur les autres n’a rien de naturel, mais constitue toujours un choix stratégique et politique. 

Ce choix est porté par des outils issus de la comptabilité et de la gestion. Ces outils ne sont pas neutres car ce sont bien les manières de compter (et donc de construire l’efficacité) qui configurent et qui normalisent les finalités, les modes de gouvernement et donc l’identité profonde des organisations et en particulier des entreprises.

D’où la nécessité de refonder les conceptions de l’efficacité et/ou de la performance pour faire en sorte que les valeurs de coopération et de solidarité, voire de démocratie dans l’entreprise soient intégrées au sein de finalités institutionnelles renouvelés.

Réponse au commentaire de Daniel Bachet par Gérard Séchaud :

La dissociation des valeurs humaines avec celles de l’économie sont à l’origine du capitalisme et en ont fondé l’efficacité, au sens matériel de ce mot, en privilégiant la quantité et le volume de production, au détriment du développement humain. Celui-ci s’impose cependant de plus en plus avec l’évolution des connaissances, de l’information, de la culture et des besoins immatériels du progrès.

Les notions économiques de performance/efficacité évoluent donc d’autant, et sont confortées par les nouvelles exigences sociales et environnementales. Celles-ci sont encore peu ambitieuses  au regard de l’ampleur des défis à relever mais elles diffusent progressivement la nécessité de cette refondation des conceptions d’efficacité qui devront bientôt intégrer les valeurs humaines – solidarité,  coopération,  correction des inégalités, démocratie dans l’entreprise – au sein de finalités institutionnelles renouvelées.

Un nouveau souffle pour l’industrie française / par
Agnès Michel, Nadine Levratto et Dominique Tessier

Ce rapport sur l’industrie, qui s’appuie notamment sur des auditions avec des entrepreneurs de plusieurs secteurs, porte des propositions pour redéployer les aides publiques vers des politiques qui accompagnent les modèles productifs qui sont créateurs d’activité et d’emplois locaux.

La « valeur sociale » : une innovation de la pensée économique

appliquée au carbonepar Jacques Perrin

Dans ce texte, Jacques Perrin aborde la question cruciale de la valeur. Après un examen éclairant de cette notion dans la pensée économique, il nous explique que dans le cadre d’une théorie de la valeur économique sociale, une société sera d’autant plus riche qu’elle aura, par exemple, réussit à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre à moindre coûts et donc à limiter ses impacts sur les changements climatiques au plus grand bénéfice de ses générations futures.

Jacques Perrin participera au prochain Forum du bien-être social à Grenoble du 6 au 8 juin 2018.

Protectionnisme : et si Donald Trump nous aidait à penser ? /

par Dany Lang

La décision récente du gouvernement américain d’instaurer des taxes sur les importations d’acier et d’aluminium est l’occasion de rappeler que les Etats-Unis sont traditionnellement une nation protectionniste et de remettre en débat la pertinence des protections douanières…

Des salariés dans les conseils pour défendre l’emploi /

par Franck Dedieu

Les salariés administrateurs favorisent l’emploi dans les grands groupes industriels européens.

Révolution numérique ou révolution informationnelle ? /

par Jean-Luc Malétras

La référence actuelle à une « révolution numérique » est ambiguë : tantôt elle est représentée comme une « évolution technique » inéluctable, à l’’instar des catastrophes naturelles ; tantôt, au contraire, on en fait une potentialité « révolutionnaire », annonçant la venue d’’une nouvelle civilisation autogestionnaire des « communs ». Le concept de révolution informationnelle permet au contraire de saisir à la racine la pluralité des choix possibles pour la production et le traitement de l’’information. Loin de tout déterminisme technique, la révolution de l’’information implique un choix socio-politique entre l’’automatisme social qui marginalise l’’intervention humaine et l’’interaction hommes/machines pensantes.

Politique d’aides aux entreprises : et si on jouait collectif ? / par Nadine Levratto

L’emploi et la compétitivité des entreprises sont devenus les enjeux prioritaires des politiques économiques. C’est pourquoi les gouvernements successifs ont mis en place un ensemble de mesures visant, pour l’essentiel, à alléger la charge fiscale et le coût du travail des entreprises.

Cette note explore une autre voie, en donnant la priorité aux interactions entre les entreprises et non seulement à l’entreprise elle-même. Cette évolution est d’autant plus intéressante que le nouveau contexte institutionnel français, et notamment la compétence exclusive des régions en matière de soutien économique, laisse la place à des politiques de soutien aux entreprises prioritairement axées sur la coopération et les interactions. La théorie économique a quant à elle démontré la manière dont l’environnement de l’entreprise influence sa croissance et sa productivité. Des exemples historiques (l’Italie des districts industriels, différents programmes en Allemagne, aux Etats-Unis ou encore au Danemark) ont illustré ce point, que ce soit par la densification des relations interentreprises à l’intérieur d’un pôle d’activité ou par la mise en réseau des clusters supposés contribuer à la croissance d’une région.

De façon concrète, et sans diminuer l’aide aux entreprises, certaines des mesures actuelles pourraient être remplacées par des dispositifs dont l’impact sur l’emploi et la compétitivité passent par le renforcement des liens entre entreprises. On se proposerait alors de poursuivre trois objectifs principaux :

– Assurer un positionnement sur des segments de marchés intégrant un segment plus important de la chaîne de valeur donc, a priori, à plus haute valeur ajoutée ;

– Faciliter le partage de ressources spécifiques donc souvent inaccessibles aux PME (centres d’essais, laboratoires, etc.) ;

– Créer des interdépendances qui permettent de trouver des ressources et des débouchés à proximité et, par conséquent, de rendre à la fois plus complexes et coûteuses les stratégies de délocalisation.

L’intention globale reste inchangée, à savoir le renforcement du tissu productif national, l’amélioration de la compétitivité économique du pays et la création d’emplois, mais en s’appuyant sur l’ancrage territorial des entreprises, les relations qu’elles entretiennent entre elles, ce qui permettrait de mutualiser des ressources, de mener des actions communes, de partager des coûts ou encore de soutenir des recherches.

En finir avec les champions nationaux / par Samuel Sauvage

Une tribune qui explore le caractère inopérant du soutien permanent des pouvoirs publics aux grandes entreprises, à travers des mesures fiscales et la poursuite de l’objectif de faire émerger des « champions nationaux ».

Or, qu’on réfléchisse en termes de création d’emplois ou de ressources fiscales, tout porte à penser que la France aurait davantage intérêt à miser sur son réseau de PME. Une invitation à reconsidérer nos priorités en termes de politiques économiques.

Du jetable au durable / par
Samuel Sauvage et Laëtitia Vasseur

Smartphone cassé, lave-linge en panne, collants filés, imprimante inutilisable… quel est le point commun entre ces biens de consommation? Ils sont tous victimes d’obsolescence programmée, symbole d’une société du jetable, qui nuit autant à l’environnement qu’aux consommateurs, tout en reposant sur un modèle économique à bout de souffle.

Un ouvrage qui explore les ressorts économiques et culturels de la faible durée de vie des objets, pour proposer des solutions à divers échelons (Etat, consommation, production). Au coeur de ce texte novateur, la relance d’une production industrielle durable, à base notamment d’écoconception et d’économie de la fonctionnalité, apparaît non seulement comme possible mais également comme nécessaire au maintien d’une industrie en France.

Vers une éco-industrie locale / par Luc Dando

Nous vivons une crise sociale, économique et environnementale majeure. Les origines de cette crise sont largement débattues. L’objet de l’ouvrage « Vers une éco-industrie locale Pour une réappropriation citoyenne de technologies durables » n’est donc pas de refaire l’inventaire de ses origines : dématérialisation de la monnaie créée par le crédit au profit des banques privées devenues créancières des états, démesure du productivisme financiarisé, libéralisme de marché, démesure technologique, etc. Notre monde est complexe car les interactions sont aujourd’hui planétaires et il est difficile de comprendre qui décide de quoi et dans quel périmètre d’influence. La politique industrielle actuelle est principalement centrée sur la rémunération de ses actionnaires et notre système économique n’est pas structuré pour donner un pouvoir prioritaire aux enjeux sociaux et environnementaux actuels.

Comme l’a compris Kofi ANNAN, ancien secrétaire général de l’ONU, c’est notre système productif qui est le véritable moteur sociétal, pas les états, car c’est le créateur de richesses de notre économie. L’objectif du livre est de faire partager un regard le plus objectif possible sur notre manière de produire, son utilité et ses impacts. Le livre propose des solutions concrètes pour construire un système de production réellement au service de l’humain et de l’équité sociale, respectueux de la nature et des ressources qu’elle nous offre. Une autre manière de produire des objets vraiment utiles, organisée sur ces nouvelles bases et défendant des valeurs humanistes, peut amorcer une mutation sociétale et économique fondamentale. Les propositions du livre sont un peu en marge du « développement durable » car elles relativisent la notion de croissance et sont beaucoup plus en ruptures avec le système productif actuel.

La démarche se veut globale et démocratique car, dans un système équilibré, on ne peut pas dissocier : techniques, organisation de production, commerce de distribution, financement, concurrence de marchés, études des besoins réels, comptabilité, forme juridique d’entreprise, législation du travail et du commerce. Cet ouvrage va donc rentrer dans des considérations parfois techniques sur ces différents aspects, car il intègre les réalités entrepreneuriales. Il ne prétend pas non plus apporter « les seules et bonnes solutions », il a vocation à ouvrir les portes des possibles et invite des collectifs citoyens à « faire ensemble » en prenant bien conscience que nous sommes tous interdépendants et qu’il n’y a de vraies valeurs que dans ce qui se partage. 

Pourquoi l’Industrie reste notre avenir / par Renaud Bellais

Le texte de Renaud Bellais, un des membres de notre Association, nous rappelle que l’industrie, en France, est mal aimée. Surtout de certaines de nos élites, ajoutera-on. Y compris, paradoxalement, d’élites qui, parfois, sont supposées en avoir la responsabilité. Le contraste est grand avec certaines luttes ouvrières visant à s’opposer à des fermetures de sites. Bien commun, l’industrie est ô combien nécessaire à la prospérité d’un pays.

Elle est vecteur d’emplois qualifiants et à l’origine de nouveaux métiers. Pour cela, elle doit pouvoir, comme nous l’explique Renaud Bellais, s’appuyer sur des salariés mieux formés, un investissement productif et un effort d’innovation mieux soutenus.

Mais tout ceci est-il possible sans changer la conception de l’entreprise ? Il n’est que temps d’inventer l’entreprise partagée, dont les deux acteurs principaux seront les salariés au titre de leur travail ainsi que de leurs compétences et les apporteurs de capitaux durables.

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